Sommaire et résumés du n° 122
Présentation de la Revue
Éditorial (Frédéric Crahay)

Chroniques
  • Simplement justes ! Ils étaient Maghrébins, Arabes, Turcs, Iraniens… Ils ont sauvé des Juifs de l’extermination nazie (Daniel Weyssow)
    Une exposition de Bettina Massa née d'une rencontre à Londres avec le rabbin Nathan Levy qui en avait organisé une sur « les musulmans qui ont sauvé des Juifs de la Shoah » au Board of Deputies of British Jews, traite d'un sujet rarement abordé.
  • Les animaux et la guerre (Frédéric Crahay)
    Une exposition temporaire au Musée d'Histoire naturelle et Vivarium de Tournai qui tranche par son originalité.
  • Des témoins muets ? Les photos, un matériau d’exposition historique complexe (Karla Vanraepenbusch et Jan Julia Zurné)
    Une double exposition à la Kazerne Dossin et au Fort de Breendonk. Les photos racontent une curieuse réalité des camps.
  • The Imitation Game. Le matheux de l'ombre (Erik Machielsen)
    Le cinéma, de par son attrait pictural, sa maîtrise de la narration – fut-elle au prix d’un académisme enseigné dans les trop nombreuses écoles de cinéma – peut désormais tirer le spectateur vers le haut tout en se positionnant en très bonne place dans les cimes du box-office. Sorti en salles en janvier 2015, lauréat de l’Oscar du meilleur film la même année et disponible depuis en DVD et en Blue-ray, The Imitation Game est à classer dans cette approche salutaire qui permet au « a » du Septième Art de mériter sa majuscule.
  • The Railway Man. Haine, quelle est ta victoire ? (Erik Machielsen)
    Cinéma : Voici l’histoire vraie d’un homme qui, torturé pendant la Guerre du Pacifique apprend que son tortionnaire est toujours vivant. The Railway Man traite de la vengeance, du pardon, de l’empathie, de pas mal de choses en fait. Remarquablement interprété par Colin Firth, oscarisé pour The King’s Speech / Le discours d’un roi en 2011.
  • Post. Une pièce de Solange Nebenzahl (Daniel Weyssow)
    Théâtre : La pièce décrit, au fil de lettres rédigées par des dénonciateurs et par leurs victimes, lues par les comédiens, le processus de déportation des Juifs mis en place par l’occupant à Bruxelles au temps de la Seconde Guerre mondiale.
  • Interview d’Isabelle Blondet-Hamon (Émilie Patrie)
    Littérature : Le premier roman Le ciel de Birkenau d’Isabelle Blondet-Hamon publié en 2011 raconte l’histoire d’amour de deux femmes confrontées à la maladie de l’une d’elles, descendante de survivants de la Shoah. Ce couple affronte ensemble la maladie et, dans le même temps, le passé. Un passé douloureux et difficile à appréhender. À l’épreuve de la vie et de la mémoire, le lecteur contemporain est plongé dans un cercle intime dont l’histoire émouvante et plurielle le bouscule et lui fait prendre conscience de son rôle. Un rôle de premier ordre qui se révèle actif et coopérant comme le prônait Umberto Eco dans Lector in fabula (1979), celui de comprendre pour pouvoir transmettre à son tour. Avec sensibilité et simplicité, Isabelle Blondet-Hamon réussit le tour de force de comparer l’expérience concentrationnaire et l’expérience de la maladie : les maux des XXe et XXIe siècles. Le ciel de Birkenau est un roman d’exception qui nous amène à nous interroger sur une nouvelle forme de perpétuation de la mémoire, la représentation de la maladie et du trauma, et la conception contemporaine de la tolérance.
  • Bruxelles sous l’occupation nazie. De 1940 à 1944. Les photos inédites de Jimmy Bourgeois (Daniel Weyssow)
    Livre : Pierre Bourgeois (éd.), Bruxelles sous l’occupation nazie. De 1940 à 1944. Les détails oubliés de l’histoire de Bruxelles sous l’occupation, racontés par les photographies inédites de Jimmy Bourgeois, Lasnes, éd. Prériant, 2014.


Portfolio
 : Le centre de mise à mort de Sobibór. Le secret de la technique de mise à mort à Sobibór mis à jour (Johan Puttemans)

L'entretien : « Un entretien sur la discrimination, les choix personnels et la mémoire » : entretien avec Barbara Yellin et Alexander Korb (Fransiska Louwagie et Fabian Van Samang)
En 2014, Barbara Yelin a publié Irmina un roman graphique racontant l’histoire d’une jeune Allemande qui s’engage dans le national-socialisme. Nous nous sommes entretenus avec l’auteure et avec l’historien Alexander Korb, qui a contribué à l’oeuvre en qualité de conseiller scientifique et qui a également signé la postface.

Dossier : Révisionnisme et négationnisme
Sous la direction de Daniel Acke

  • Présentation (Daniel Acke)
  • Pourquoi les négationnistes restent dangereux (Aline Sax)
    Les négationnistes – ceux qui contestent la Shoah – ont longtemps pu diffuser leurs convictions sans être vraiment inquiétés. Pour fournir de la crédibilité à leurs convictions, ils recourent à un arsenal de stratégies qui visent à faire vaciller les vérités historiques relatives à la Shoah et à rendre leurs idées plausibles. Cet article étudie les stratégies mises en œuvre par les négationnistes et le danger qu’elles représentent pour la science historique. Aline Sax introduit le danger négationniste par un aperçu synthétique. Elle rappelle brièvement l’émergence historique du phénomène, en focalisant en particulier son attention sur le négationnisme belge et flamand, moins connu que celui d’autres pays. Elle s’attarde sur la riposte juridique au négationnisme et aux controverses à ce sujet. Après avoir défini les éléments constitutifs du négationnisme de la Shoah, elle passe ensuite systématiquement en revue les différentes stratégies utilisées par les négationnistes.
  • La pédagogie pour contrer le négationnisme (Baudouin Massart)
    Par le biais d’un compte rendu d’une récente « journée d’étude consacrée aux génocides face au négationnisme et au révisionnisme », organisée par la Cellule Démocratie ou barbarie de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Baudouin Massart propose un tour d’horizon actualisé de ces phénomènes. Il rappelle les étapes principales de la négation de la Shoah et des autres principaux négationnismes, avant d’aborder la question des moyens dont on dispose aujourd’hui pour les combattre, de même que les difficultés que soulève l’entreprise.
  • Wilhelm Koppe et Josef Oberhauser face à la justice ouest-allemande : exemples d’une première forme de révisionnisme (Sila Cehreli)
    Les suspects des crimes nazis, lorsqu’ils ont été conduits dans le cadre d’une enquête préliminaire ouest-allemande devant un juge d’instruction, ont souvent livré une version falsifiée de leur implication concrète dans l’exécution de la politique génocidaire dans les centres de mise à mort. Confrontés aux informations puisées des interrogatoires d’anciens camarades SS et aux dépositions d’un nombre restreint de rescapés, ils ont néanmoins dû modifier cette première version. Malgré l’évolution du récit forgé par le suspect en question, il est possible de noter que ce dernier ne nie pas, en principe, la réalité du génocide, mais tente plutôt de minimiser sa responsabilité dans cette politique meurtrière. Le cas de Wilhelm Koppe, chef supérieur de la SS et de la Police du Warthegau, pour Chełmno ainsi que celui de Josef Oberhauser, un exécuteur de l’Opération Reinhard, pour Bełżec seront présentés tout au long de cet article.
  • Négationnisme et erreurs historiographiques (Valérie Igounet)
    Depuis plus de quarante ans, Robert Faurisson officie dans le négationnisme. Cet enseignant de lettres, pour qui le génocide est une « sinistre farce », s’attaque à l’histoire du génocide des Juifs pour la dénaturer. Il entend mettre au jour la « tromperie » des chambres à gaz. Le négationnisme existait bien avant lui. Pourquoi ce propagandiste a-t-il réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué ? Celui qui se fait passer pour un spécialiste de la « question des chambres à gaz » s’est avancé à visage couvert. Il s’est approprié le négationnisme sous un double angle : technique et historique. Et justement sa « méthode » de décryptage des textes et ses « références historiques » figurent au centre de son discours.
  • Négationnisme et concurrence des victimes (Valentina Pisanty)
    Cet article porte son attention sur certaines dynamiques culturelles initiées par le négationnisme dès sa première apparition sur la scène médiatique au cours de l’hiver 1978-1979, lorsqu’explosa en France le cas Faurisson. Pourquoi les négationnistes se sont-ils imposés à l’attention publique précisément à cette occasion, après trente ans d’activités souterraines ? Comment ont-ils été présentés par les médias, quel rôle ont-ils conquis sur la scène publique et comment sont-ils parvenus à élargir leur auditoire compte tenu du fait que le négationnisme avait été jusqu’alors un phénomène marginal sur le plan culturel, capable tout au plus de passionner quelques nostalgiques du nazifascisme ?
  • Laissez-nous entrer dans la maison des morts (Marie et Jacques Fierens)
    Cette contribution revient sur le génocide des Tutsi au Rwanda, et se présente comme un vibrant plaidoyer pour les victimes pour que justice leur soit rendue. Mais par la même occasion, les auteurs évoquent quelques-unes des difficultés de l’entreprise. C’est dans ce contexte qu’ils insistent sur la posture négationniste, dont ils éclairent plusieurs variantes. Ils rappellent que le négationnisme a d’abord été celui des auteurs du génocide, parallèle aux actes. Ils insistent aussi sur le rôle des instances internationales, institutions et États, qui n’ont pas évalué les faits à leur juste mesure ; enfin, ils pointent le rôle ambigu des médias occidentaux. Émerge ainsi un « négationnisme à bas bruit, quasi involontaire », préparant la « négation préméditée » des acteurs du génocide eux-mêmes. Un des mérites de cet article consiste donc à élargir le spectre du négationnisme dans le sens que nous avons indiqué plus haut. Mais les auteurs insistent opportunément sur le contexte rwandais, indispensable à prendre en compte lorsque l’on veut comprendre le développement du discours négationniste. Enfin, l’article rouvre le débat sur l’importance de la justice dans le traitement du négationnisme des génocides.

Varia

  • Enric Marco, c’est moi : El impostor de Javier Cercas (Luc Rasson)
    Avec El Impostor le romancier Javier Cercas s’intéresse de nouveau à l’état de la « mémoire historique » en Espagne. Il y retrace l’histoire d’Enric Marco, ce Catalan qui réussit à se faire passer pour un survivant du camp de Flossenbürg. Imposture qui appelle au premier abord une réaction éthique mais l’écrivain a choisi d’écrire un roman – réponse esthétique qui peut surprendre : pourquoi écrire une fiction sur quelqu’un qui a déjà été le romancier de sa propre vie ? Le roman tel que le conçoit Cercas est avant tout un instrument critique qui gratte et enlève les couches de fiction qui entourent le passé du personnage. Le choix du genre romanesque permet ensuite à l’écrivain de situer le cas Marco dans une continuité culturelle hispanique – le personnage de l’imposteur devenant un Don Quichotte ayant réussi son coup, jusqu’à un certain point du moins. Faire d’Enric Marco un personnage de roman permet enfin de s’interroger sur sa singularité. Car l’ancien président de la « Asociación Amical de Mauthausen » n’est pas le seul Espagnol à avoir embelli sa biographie durant la transition de la dictature vers la démocratie. De la sorte, le romancier critique la « Loi de la mémoire historique » de 2007 qui a donné lieu, selon lui, à une forme de kitsch historique que l’imposteur a contribué à répandre.
  • Fuir la justice. Le destin agité de Jacques Duge de Bernonville, milicien, Waffen-SS français, de l’Espagne au Brésil en passant par le Québec (1944-1972) (Bernard Krouck)
    Si le nom du milicien Paul Touvier (1915-1996) est connu du public français et européen en raison des scandales de sa fuite et de son errance protégées par certains courants monastiques de l’Église catholique française, celui de Jacques Dugé de Bernonville mériterait d’être aussi connu. Car si les « carrières » des deux miliciens sont proches, l’un, Touvier, fit le choix de rester en France tandis que son « collègue » préféra franchir les frontières, voire les océans, pour échapper à la justice de la Libération et à une peine capitale certaine. Cette histoire reste donc peu connue, sauf au Canada, et particulièrement au Québec, où elle donna lieu à de vives controverses politiques et intellectuelles, entre 1948 et 1951.
  • Concentrationary Memories. Totalitarian Terror and Cultural Resistance - Auschwitz and Afterimages. Abjection, Witnessing and Representation - Representing Auschwitz: At the Margins of Testimony de Nicholas Chare (Paul Bernard-Nouraud)
    Le volume dirigé par Griselda Pollock et Max Silverman, ainsi que celui de Nicholas Chare, issu du programme de recherche de l’université de Leeds dont cette publication parachève le travail, constitue une contribution significative aux questions liées à la mémoire artistique et culturelle d’Auschwitz ; ce que les auteurs ont nommé les « mémoires concentrationnaires ». Cette recherche collégiale et transdisciplinaire affiche en effet un objectif ambitieux, celui de cerner les façons dont un « imaginaire concentrationnaire » a informé et continue d’informer la modernité en définissant un répertoire d’images, de tropes et de formules au travers desquels ces mémoires trouvent leurs expressions contemporaines.
  • Continual Justice in Argentina: Four Wraiths of Military Rule (David M. K. Sheinin)

Laboratoire mémoriel
  • Rwanda (épisode 6) : Quand le corps est oublié. Les séquelles physiques du génocide pour les rescapés (Rémi Korman)
  • Arménie : Commémoration du génocide des Arméniens. « Cent ans après, les Arméniens n’oublient pas » (Bernard Coulie)

Librairie
  • Jean-Paul Demoule, Mais où sont passés les Indo-européens ? Le mythe d’origine de l’Occident (Michel Enaudeau)
  • Čolic Velibor, Ederlezi : comédie pessimiste (Pierre Vaucher)
  • Nadia Tahir, Argentine. Mémoires de la dictature (David Jurado)
  • Michael Tregenza, Aktion T4. Le secret d’État des nazis : l’extermination des handicapés physiques et mentaux (Yoann Sarrat)
  • Pierre-Jérôme Biscarat, Izieu, des enfants dans la Shoah (Colette Gutman)
  • Benoît Rayski, Stèle pour le sous-lieutenant Grunberg. Lycéen guillotiné par Pétain (Jean-Pierre Pisetta)
  • Jean Hatzfeld, Robert Mitchum ne revient pas - Étienne Montety, La route du salut (Pierre Vaucher)
  • Marceline Loridan-Ivens, Et tu n'es pas revenu (Anne Roche)
  • Patrice Perna (scénario), Fabien Bedouel (dessin), Kersten, médecin d’Himmler. Bande dessinée en deux albums (Jean-Pierre Pisetta)
  • Buckley-Zistel, Susanne, Teresa Koloma Beck, Christian Braun & Friederike Mieth, Transitional Justice Theories (Hanna Teichler)


Site mémoriel : Représentations mémorielles au Pérou : de la défense associative des Droits de l’Homme à la convocation des arts (Mylène Herry)

Cet article présente les formes que prend la mémoire d’un temps extrêmement violent, celui du conflit interne péruvien (1980-2000). Il s’agit de faire un état des moyens associatifs, institutionnels, architecturaux, artistiques et/ou discursifs mis en place pour protéger et défendre les victimes, informer la population et tenter de réparer les erreurs commises. Ainsi, les associations citoyennes – avant-gardistes dans le combat en faveur des Droits de l’Homme (1983) – apparaissent à l’origine des investigations autour de la Vérité des faits. En effet, les témoignages recensés dès les débuts de la lutte révèlent déjà, à côté de la violence sentiériste, un abus de l’autorité étatique dans ses pratiques « défensives ». Le travail de la CVR (2003) viendra conforter cette double responsabilité que les représentations mémorielles cherchent à mettre en lumière à travers des créations consacrées à cette guerre fratricide. Nous parcourrons alors Ayacucho, ses musées et ses lieux de commémoration et citerons le traitement mémoriel et testimonial de la littérature contemporaine ; enfin, nous soulignerons l’importance de l’image dans ce travail collectif de mémoire.

À lire / à voir / à suivre

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Les numéros précedents

  • N° 123 (octobre 2016) : Traduire le témoignage

     

    Présentation du dossier Traduire le témoignage : Quelle est la relation entre le témoignage, défini comme un récit plus ou moins ritualisé portant sur la violence politique et raconté à la première personne, et la traduction ? Et, parallèlement, quelle position le traducteur occupe-t-il par rapport au témoin ? Est-il possible, en tant que traducteur, d’être (ou de devenir) témoin ? Comment, quand et pourquoi traduit-on des témoignages ? À quelles stratégies linguistiques et discursives le traducteur recourt-il quand il se trouve confronté à un texte éthiquement délicat ? Quel rôle joue-t-il dans la transmission du savoir historique, des valeurs culturelles ou de la critique sociale véhiculés par le témoignage ? La traduction a-t-elle tendance à affaiblir ou, au contraire, renforcer la pertinence et l’impact du discours original ? Quelle est l’importance de la traduction dans des contextes littéraires, politiques et institutionnels ? Combien ces contextes spécifiques déterminent-ils la pratique de la traduction ? Dans quelle mesure les processus de transcription, d’édition, de traduction et d’archivage ont-ils un effet sur le texte source ? Et peut-on soutenir les strictes démarcations entre témoigner et traduire, entre témoignage documentaire et littéraire, entre l’original et sa traduction ? Voilà les questions qui seront abordées dans ce dossier.

    Sommaire et résumés

    N° 122 (avril 2016) : Révisionnisme et négationnisme

     

    Au sens strict, le négationnisme est la « doctrine niant la réalité du génocide des Juifs par les nazis, notamment l'existence des chambres à gaz. » (Larousse en ligne) ; par extension, le terme désigne la négation d'autres génocides et d'autres crimes contre l'humanité. La littérature sur le négationnisme est abondante. Il existe des études sur le sujet dans de nombreux pays ainsi que des biographies de négationnistes. Les stratégies argumentatives et rhétoriques des négationnistes ont été largement décryptées. Des sites internet démontent systématiquement leurs sophismes. Si les informations fiables sur le phénomène ne font pas défaut, il est cependant indispensable d'y revenir encore et toujours, et ce, pour plusieurs raisons.

    Sommaire et résumés

    N° 121 (octobre 2015) : Violences radicales en scène

     

    Les violences extrêmes se montrent. Elles crèvent les écrans. Elles surfent d’un style et d’un support à l’autre : reportages d’actualité, documentaires, fictions, arts en tous genres. Pourtant le théâtre se distingue de cette curée, tout en revenant sans cesse sur le sujet. Autrement. Lié, dès ses origines, à la représentation de la cruauté et ayant « miraculeusement » échappé aux polémiques souvent stériles sur l’interdit ou non... de la représentation de la Shoah, c’est toujours avec la même jeunesse qu’il s’intéresse aux violences extrêmes et y entretient sans relâche l’articulation de l’éthique et de l’esthétique.

    Sommaire et résumés

    N° 120 (avril 2015) : Quel avenir pour la mémoire du génocide des Arméniens ?

     

    Le génocide perpétré en 1915 sur les Arméniens de Turquie suscite toujours de nombreux débats, controverses, déclarations de principe, prises de position et oppositions, négation. Pourtant, de plus en plus ouvertement, des liens se tissent, des passerelles sont établies et des échanges renforcés entre les communautés arménienne et turque. Une réconciliation est-elle possible ?

    Sommaire et résumés

    N° 119 (décembre 2014) : Il y a 70 ans, Auschwitz. Retour sur Primo Levi

     

    27 janvier 1945. Il y a 70 ans les premiers soldats de l’Armée rouge pénétraient dans le camp d’Auschwitz marquant définitivement ce que l’on pourrait appeler sa « libération », bien qu’Auschwitz n’ait été, pas plus qu’aucun autre camp nazi, un objectif prioritaire pour aucune des forces alliées. Primo Levi faisait partie des quelques rescapés qui, échappant aux évacuations forcées, étaient restés cachés à Auschwitz. Juif, déporté, chimiste, témoin, écrivain, retour sur cette personnalité complexe, sur son ascension vers ce qu’il a appelé le « rescapé professionnel », sur son œuvre. Sur ce que les mots « résistance », « engagement » ont signifié pour lui.

    Sommaire et résumés

    N° 118 (septembre 2014) : Au nom des victimes. Dictature et terreur d'État en Argentine, Chili et Uruguay

    Après les dictatures qui règnent sur l’Argentine, le Chili et l’Uruguay des années 1970 jusqu’en 1990, le processus de résolution démocratique de ces histoires de terreur semble nécessairement en passer par la construction de récits et, ce faisant, de mémoires qui reconfigurent le passé. Au cœur de ces processus propres à chacun des pays, s’impose la figure de la victime que viennent questionner les textes rassemblés par Claudia Feld, Luciana Messina et Nadia Tahir.

    Sommaire et résumés

    N° 117 (mars 2014) : Amis ? Ennemis ? Relations entre mémoires

    On a beaucoup parlé et écrit sur les mémoires de groupe et communautaires en limitant leur rapport et leur histoire à des conflits, des « guerres », des concurrences, des stratégies d’occultation ou de mise sous silence à tel point que ces termes sont devenus des lieux communs d’une sorte de doxa plus générale sur la mémoire collective et culturelle. Ce dossier propose une lecture critique de ces termes et de cette doxa en venant questionner l’émergence, la constitution et la mise en rapport de différentes mémoires exemplaires des grandes violences du XXe siècle. Il aborde les rapports que ces mémoires peuvent entretenir avec d’autres mémoires dont elles partagent, sinon le même événement, du moins des caractéristiques ou des préoccupations communes.

    Sommaire et résumés

    N° 116 (septembre 2013) : Voyages mémoriels

    Doit-on craindre ce que l’on regroupe sous le terme de « tourisme mémoriel » ? Ou bien doit-on assumer cette réalité de notre époque ? Désormais, tout visiteur, en groupe ou solitaire, se trouve-t-il absorbé par la catégorie de « touriste » ? Ou bien cette catégorie est-elle une réduction intellectuelle bien éloignée de l’expérience que chacun poursuit durant sa visite ? Le problème apparaît sous un jour un peu différent quand on pense aux voyages organisés pour des mineurs encadrés par des adultes, généralement des enseignants. Ce dossier propose de donner les avis d’historiens et pédagogues qui ont l’expérience de tels voyages.

    Sommaire et résumés

    N° 115 (mars 2013) : L’Espagne en construction mémorielle

    Le dossier de ce numéro se donne pour objectif de fournir des points de repère pour mieux comprendre les identités et les relations plurielles qu’entretiennent les mémoires et leur représentation dans l’Espagne contemporaine. En effet, il est nécessaire, aujourd’hui, de porter un nouveau regard non seulement sur les mémoires stratifiées de la guerre civile, de l’exil et de la répression franquiste, mais aussi sur la réception d’autres mémoires telles que celle de la Shoah, et d’en proposer de nouvelles lectures. Il s’agit notamment de mettre en évidence les tensions parfois antagoniques, parfois productrices, entre les actions officielles, celles des associations et les initiatives artistiques.

    Sommaire et résumés

    N° 114 (décembre 2012) : Sites mémoriels

    Comment se présentent aujourd’hui, aux yeux des visiteurs, les sites mémoriaux qui constituent la trace concrète de la mémoire et de l’histoire européennes du XXe siècle ? Les critères d’exposition et de conservation ont changé depuis au moins dix à quinze ans dans la plupart de ceux-ci, tout comme les progrès dans la recherche historique ont changé la façon de lire et de reconstruire les évènements du passé. Cela n’est pas seulement dû au fait que l’on soit passé d’une histoire écrite par des témoins à une histoire écrite par des historiens professionnels. Une nouvelle conscience s’est affirmée concernant les méthodes de transmission (pédagogie de la mémoire). Il a également été nécessaire de renforcer la recherche historique par les méthodes de recherche archéologique. On a déchiré le voile de l’idéologie alors que celui-ci avait souvent guidé ou recouvert les expositions permanentes et les critères de conservation et de visite. Peut-on dire dès lors qu’une nouvelle époque s’est ouverte dans la façon de transmettre la mémoire ? Celle-ci demeure, sous plusieurs aspects, un pari ouvert sur le présent et le futur.

    Sommaire, résumés et textes intégraux | Notes de lecture

    N° 113 (septembre 2012) : Les tabous de l’histoire allemande

    Les périodes les plus douloureuses ou les plus ambiguës de l’histoire allemande du XXe siècle sont caractérisées par de nombreux tabous que la littérature, la photographie et le cinéma ont exprimés comme autant de « retours du refoulé ». Ces études sont, d’une part, centrées sur les problèmes de l’antisémitisme et, ce faisant, sur les rapports des sociétés germanophones à la Shoah. D’autre part, il est question de la confrontation aux violences subies telles que les bombardements, la fuite devant l’armée rouge et les expulsions, les viols massifs.

    Sommaire, résumés et textes intégraux | Notes de lecture

    N° 112 (juin 2012) : Les enfants de la Guerre d'Espagne. Expériences et représentations culturelles

    Le dossier de ce numéro est consacré aux expériences et aux représentations culturelles de l’enfance pendant la guerre d’Espagne. Il s’agit d’aider à mieux comprendre ce conflit qui a déchiré une même population sur un même territoire en proposant une mise en regard du vécu des enfants espagnols – consigné sous diverses formes pendant ou après le conflit – et des représentations variées de ces mêmes enfants, en particulier celles émanant des adultes.

    Sommaire, résumés et textes intégraux | Notes de lecture

    N° 111 (décembre 2011) : Art & propagande : jeux inter-dits

    L’apparition des médias a encouragé les institutions politiques (des partis politiques aux gouvernements) à promouvoir leur image pour emporter la conviction du public auquel elles s’adressaient. Les pouvoirs autoritaires ont trouvé dans cette ressource un moyen de consolider leur domination. Or, comment les artistes ont-ils pu prendre part à la propagande dont l’utilitarisme est à l’opposé des fins que l’on attribue généralement à l’art ? On-t-il dû mettre de côté leur vocation, ou l’ont-ils eux-mêmes détournée ?

    Sommaire, résumés et textes intégraux | Notes de lecture

    N° 110 (octobre 2011) : Déplacements, déportations, exils

    Les déplacements de population sont utilisés par les États ou les groupes criminels pour isoler des populations qu’ils prennent pour cible ou qu’ils veulent s’aliéner. Perte de visibilité publique, privation des repères et des cadres sociaux sont alors des processus complémentaires à la négation des droits communs. Procédant ainsi, il est alors possible de faire subir à ces populations des contraintes (déterritorialisation, travail forcé…) ou des violences (famine, massacre, génocide…). Ces phénomènes, qui ont acquis une ampleur sans précédent après la guerre de 1914-1918, ne cessent de s’accroître à l’échelle du globe. Mais leur réalité se double aussi d’une dimension mémorielle. En effet, il y a une mémoire des déplacements qui s’exprime maintenant à travers la littérature, avec des expositions et dans des musées. Ce dossier traite de ce double aspect historique et mémoriel dont nous sommes les contemporains.

    Sommaire, résumés et textes intégraux | Notes de lecture

    N° 109 (mars 2011) : La bande dessinée dans l'orbe des guerres et des génocides du XXe siècle

    Mise au service ou revenant sur les guerres et génocides du XXe siècle, la bande dessinée fut mêlée aux plus sombres évènements de notre Histoire.
    La première partie du dossier évoque le rôle joué (en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas) durant la Seconde Guerre mondiale par des éditeurs et auteurs de bandes dessinées qui se mirent au service de l'envahisseur ou qui, au contraire, lui résistèrent. En relevant les contributions de la bande dessinée aux efforts de guerre, c'est son potentiel même en tant que moyen d'action et de propagande qui est ici mis en exergue.
    La seconde partie du dossier concerne les possibilités d'évocation des auteurs de bandes dessinées lorsqu'ils reviennent sur les évènements. De la première à la Seconde Guerre mondiale, des génocides commis à l'encontre des Arméniens, des Juifs, des Cambodgiens ou des Tutsi aux massacres de Sabra et Chatila, la dimension créative dont fait preuve la bande dessinée en abordant ces sujets longtemps tenus pour inaccessibles atteste de ses capacités à opérer au-delà de la « simple » restitution des faits.

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    N° 108 (septembre 2010) : Le traitement de l'histoire dans les documentaires filmiques

    Ce dossier se propose d'analyser les contraintes qui pèsent sur l'écriture télévisuelle de l'histoire. Il privilégie l'étude des documentaires historiques produits pour/par la télévision, désormais canal de transmission dominant de l'histoire. Aux côtés d'historiens (Annette Becker, Laurent Veray, Isabelle Veyrat-Masson) dont les travaux traitent du rapport à l'image animée et de sa valeur cognitive, d'autres chercheurs et enseignants (Charles Heimberg, Fanny Lautissier, Matthias Steinle) ont été sollicités. Mais la parole a aussi été donnée à tous les acteurs de la production, des réalisateurs (Patricia Bodet, Serge Viallet), des producteurs (Jacques Kirsner) ou encore des documentalistes spécialisées dans la recherche d'archives filmiques (Anne Connan, Christine Loiseau). En raison des enjeux de mémoire et de la question du statut de vérité qu'elle soulève, La chaconne d'Auschwitz, documentaire réalisé par Michel Daëron, a été analysée du point de vue de l'historien-conseiller historique (Sonia Combe) commenté par le réalisateur et la monteuse, Eva Feigeles.

    Sommaire, résumés et textes intégraux | Notes de lecture

    n° 107 (juin 2010) : L'Aveu

    Au cours de l’Histoire, l’aveu s’est déplacé de la sphère judiciaire (et/ou du christianisme) vers d’autres composantes sociales. Si bien qu’aujourd’hui, il se manifeste ou s’exprime en nombre d’occasions, ce dont attestent les contributeurs à ce dossier qui envisagent l’aveu dans ce qu’il a de structurant. En effet, qu’ils soient linguistes, spécialistes en études littéraires, historiens, chercheurs en sciences de l’information et de la communication, ces derniers montrent, à partir de l’analyse de textes – littéraires ou non –, de films – de fiction ou pas –, et/ou d’événements particuliers, que l’aveu témoigne du rapport qu’un groupe ou une personnalité entretient à son passé et à son avenir, en même temps qu’aux autres, c’est-à-dire à ceux qui en sont les destinataires. Mais, si plusieurs auteurs montrent comment l’aveu dit le vrai, d’autres montrent aussi qu’il peut s’en éloigner, ou faire accéder à une vérité autre que celle que son auditoire pourrait en attendre.

    Sommaire, résumés et textes intégraux

    N° 106 (mars 2010) : Faux Témoins

    Dans les sciences humaines et sociales contemporaines, les travaux sur le témoignage et les témoins se sont multipliés. Revers de la médaille, les faux témoignages et les faux témoins sont plutôt délaissés ou laissés en pâture à leurs dénonciateurs. Pourtant, on peut prendre le phénomène au sérieux. Ce dossier le met ainsi « à l’épreuve » en répondant à une série de questions : si l’on est souvent « pris à témoin », quelles sont les configurations sociales et psychologiques faisant qu’on est « pris », plus ou moins longtemps, par la croyance en un faux témoignage ? Quel est le rôle des industries culturelles et médiatiques dans ce phénomène ? Comment penser les relations entre faux témoignage, témoin fictif et fiction ?

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    N° 105 (décembre 2009) : Charlotte Delbo

    Pourquoi un dossier sur Charlotte Delbo ?
    Jusqu'à présent les études majeures sur Charlotte Delbo nous sont venues d'Angleterre et des États-Unis. En France, hormis un cercle restreint de fidèles et d'universitaires, on ne s'est pas intéressé à elle et pas plus à son œuvre. Aucun dossier de revue. Aucun recueil.
    Intellectuelle et femme de théâtre importante, Charlotte Delbo (1913-1985) s'est très tôt engagée du côté des communistes, sans pour autant adhérer au parti. Résistante, elle est arrêtée et déportée dans le convoi du 24 janvier 1943 pour Auschwitz où elle est internée avant d'être transférée à Ravensbrück. Son œuvre testimoniale, l'une des plus importantes sur la terreur concentrationnaire nazie, se prolonge par de nombreux textes, la plupart de théâtre, qui confirment son engagement contre toute forme d'oppression politique, de l'Algérie au Goulag, du Chili à la Grèce.

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    n° 104 (septembre 2009) : L'Antifascisme revisité. Histoire – Idéologie – Mémoire

    À l’occasion du XXe anniversaire de la chute du Mur et de la disparition de la RDA, ce numéro revient sur l’antifascisme comme un des éléments essentiels à la fondation de cette « autre » Allemagne. Antifascisme « décrété », selon les uns, « mythe » selon les autres, ce dossier propose de réinterroger la notion en tenant compte aussi bien des réalités historiques que des manipulations idéologiques. Des recherches récentes, conduites à partir de fonds d’archives encore peu exploités, donnent une image plus nuancée de l’antifascisme en RDA, de ses aspirations, de ses limites et de sa mémoire. Il était important de ne pas en rester au cas allemand, afin de proposer des points de comparaison. Entrent ainsi en ligne de compte la perception de l’antifascisme en Italie et en France, l’histoire complexe de la résistance slovène en Autriche et les aléas d’une association internationale comme la FDIF. Le dossier croise des études historiographiques avec des analyses de documents biographiques, de figures héroïques, d’expositions, de monuments ou d’œuvres littéraires dans les perspectives des « cultural studies ».

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    n° 103 (juin 2009) : Crimes et génocides nazis à l'écran

    Ce dossier intitulé « Crimes et génocides nazis à l'écran » répond à plusieurs attentes. Il s'agit de faire le point sur une iconographie qui a amplement influencé les représentations de la seconde moitié du XXe siècle, faisant du motif concentrationnaire au cinéma, dans la photographie, dans l'art, un genre en soi. Les images des camps nazis, filmées à la fin de la guerre par les troupes alliées qui ont découvert les structures concentrationnaires, ont en effet joué un rôle écrasant dans l'imaginaire des années qui ont suivi. Pour certains, elles ont même fondé la modernité du cinéma. On en trouve des traces dans le film documentaire et le film romanesque, dans les films d'avant-garde et dans le cinéma populaire, dans toutes sortes de productions visuelles venues de tous horizons. On pourrait même considérer que le cinéma des quarante dernières années a impulsé plus qu'il ne l'a accompagnée l'institutionnalisation de la Shoah. Comment analyser cette insistante pénétration ?

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    N° 102 (mars 2009) : Criminels politiques en représentation. Arts, cinéma, théâtre, littérature, médias

    Les arts et la littérature ont toujours réservé une place importante aux crimes et aux grandes violences (martyres, massacres et champs de bataille), cette inclination n’a pas diminué aujourd’hui. Le théâtre a déjà, dans les années 1960, dénoncé les crimes nazis et leurs complices à travers la mise en scène des criminels eux-mêmes (L’Instruction de Peter Weiss, Le Vicaire de Rolf Hochhuth). Mais le nazisme n’est pas leur seul centre d’intérêt. Comme tout despote, Franco a eu son lot d’hagiographes et l’ambiguïté de personnages de la Phalange se retrouve jusqu'à récemment dans des romans mémoriels espagnols. À propos du Rwanda, commencent à paraître des récits qui s’attachent aux génocidaires. Sur les Khmers rouges, quelques films et bandes dessinées ont été réalisés. Ce dossier explore les différentes formes de présence des criminels politiques dans la littérature, le cinéma, le théâtre et les arts plastiques en Europe, en Afrique et en Asie. Il s’intéresse aussi à leur représentation médiatique, notamment en Argentine et en Afrique du Sud, posant la question : le bourreau est-il vraiment un témoin ?

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    N° 101 (décembre 2008) : Quelle pédagogie, pour quelle(s) mémoire(s) ?

    Comment mettre à profit nos expériences aussi diverses que polyphoniques pour repenser aujourd’hui de façon novatrice l’ « éducation à la mémoire » ?
    La pédagogie est investie de la tâche de transmettre ce savoir particulier sur les violences extrêmes que l’on nomme désormais mémoire, terme générique et pourtant combien plurivoque. En vertu de quoi, elle se trouve régulièrement sommée d’apporter des réponses aux attentes qui traversent les sociétés modernes. Il s’agit notamment de satisfaire à la reconnaissance de mémoires qui ont depuis peu émergé et par lesquelles des communautés et des groupes sociaux cherchent à se faire identifier.
    Ce dossier porte l’interrogation sur la pédagogie de la complexité historique au regard de la pluralité des sensibilités communautaires et nationales. Il aborde la question de l’influence de l’actualité mémorielle et de la place qu'y tient la Shoah. De nombreux aspects méthodologiques y sont également abordés.

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    N° 100 (septembre 2008) : Questions de « bourreaux »

    Aujourd’hui, les bourreaux montent plus souvent sur l’échafaud pour y être exécutés que pour y travailler.
    Le sens moderne de « bourreau » couvre un ensemble d’individus qui, des planificateurs aux exécuteurs, en passant par les nombreux intermédiaires, commettent des crimes collectifs qui marquent notre histoire. Les articles que rassemble ce dossier interrogent les bourreaux par leur légende, leur vie privée, leur Journal, leur institution et l’organisation qu’ils ont voulu mettre en place à l’intérieur des lieux où ils sévissent. Le sujet est vaste. Il ne risque pas de se périmer. Il est même d’actualité.

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