2022

Derniers textes publiés

Brecht Capiau : Entretien avec Peter van Dongen, auteur du roman graphique Rampokan

Frédéric Crahay : Josep : quand un film d’animation ramène à la vie un morceau d’histoire oubli


ANALYSES 


1946. Les Pays-Bas, chassés d'Indonésie par l'invasion japonaise veulent reprendre le contrôle de leur colonie. Dans ce roman graphique, Johan Knevel se porte volontaire, avec pour principale motivation de savoir ce qu'est devenue sa nourrice Ninih. Au cours de sa quête, il se retrouve malgré lui au cœur de la guerre d’indépendance indonésienne.



Josep est un film d’animation français, belge et espagnol dans lequel le dessinateur Aurel (Aurélien Froment) relate l’histoire du dessinateur de presse espagnol Josep Bartolí (Barcelone, 1910 – New York, 1995). De Barcelone à New York, de la guerre civile espagnole à son idylle avec Frida Kahlo au Mexique, Josep retrace l’histoire vraie d’un combattant antifranquiste et artiste d’exception.



Par suite de l’armistice franco-allemand conclu le 22 juin 1940, le sud de la France est placé sous les ordres du Gouvernement de Vichy présidé par le maréchal Pétain. La première loi portant sur le « Statut des Juifs » est édictée en France le 3 octobre 1940. Celle-ci ne s’applique pas qu’à la France métropolitaine, mais concerne aussi ses départements d’outre-mer, ses colonies et protectorats. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’Afrique du Nord française comptait environ 400 000 Juifs dispersés dans plus de 400 agglomérations. Nous nous intéresserons ici au sort des Juifs de l’Algérie coloniale où la législation antisémite mise en place par Vichy fut parfois appliquée de façon plus rigoriste que dans le reste de l’Afrique du Nord.



Dans Y a-t-il de bons dictateurs ? l’historien des mentalités Francesco Filippi s'attaque aux mythes qui entourent le fascisme, et qui tendent à nous le présenter sous un jour favorable. Il se propose de déconstruire une série de « légendes et mensonges » qui continuent à circuler sur cette période.



Tout comme les hommes, les femmes ont résisté activement, mais aussi de façon non violente à la présence de l’occupant. Que ce soit de manière individuelle ou collective, les femmes ont exprimé leur refus de la domination allemande et se sont engagées de manière pacifique pour défendre les valeurs antifascistes ou pour sauver des vies menacées par le régime nazi.



Presque totalement oublié en Europe de l’Ouest, le massacre des Juifs de Kharkiv (Kharkov à l’époque soviétique) pendant l’hiver 1941-1942 a récemment fait la une des journaux. La raison ? La destruction d’une partie du site mémoriel de Drobytsky Yar, dans la banlieue de la ville, par les troupes russes à la fin du mois de mars. Un site où près de 15 000 Juifs ont été tués pendant l’occupation de la ville par les nazis.



Friedrich Flick (1883-1972) : un nom presque oublié hors des frontières de l’Allemagne. Ce capitaine d’industrie est pourtant l’un de ceux qui incarnent le plus totalement la complicité de la grande industrie allemande dans les crimes nazis.



Il est rarement question de celles et ceux qui ont, activement ou passivement, contribué à gripper la machine de guerre nazie depuis les ateliers, les usines ou les mines. Les luttes sociales ne mériteraient-elles pas une plus grande place dans la mémoire collective de la Résistance ?