
LETTRE D'INFORMATION no 79 |
| Bruxelles, le 10 juillet 2026 |
|
| Actualités |
|
Remise des Prix Fondation Auschwitz 2025-2026, 24 novembre 2026
Elle se déroulera le mardi 24 novembre à 18 h dans la Salle Gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles.
La Fondation Auschwitz récompense annuellement des travaux universitaires de haut niveau, en hommage à toutes les victimes des camps de concentration et centres d’extermination nazis.
Le « Prix Fondation Auschwitz » a été attribué à une thèse de doctorat et le « Prix Fondation Auschwitz – Jacques Rozenberg » à un mémoire de master.
La « Bourse de recherche Fondation Auschwitz » a été attribuée à un projet de podcast et la « Bourse de recherche Fondation Auschwitz – Jacques Rozenberg » à un projet de pièce de théâtre.
Inscription (gratuite mais obligatoire)
Plus d'informations
|
|
| Publications |
|
|
| Récentes mises en ligne |
 |
Analyses et études
Dans le cadre de l’Éducation permanente, nous publions chaque année des analyses et des études destinées au grand public.
L’objectif est de favoriser et de développer une prise de conscience et une connaissance critique de la Shoah, de la transmission de la mémoire et de l’ensemble des crimes de masse et génocides commis par des régimes autoritaires.
Quatorze nouveaux textes de 2026 ont été ajoutés sur notre site web :
Six analyses de Nathalie Peeters sur trois résistantes et résistants, un Juste et deux bourreaux :
-
Alexandre Glasberg : un résistant en soutane (PDF)
Bien que l'Église ait parfois été critiquée pour sa passivité durant la Seconde Guerre mondiale, il convient de rappeler que nombreux ont été les prêtres qui, au contraire, ont fait preuve d'un courage exemplaire face à la barbarie du régime national-socialiste.
Rejetant fermement l'idéologie nazie et ses crimes, plusieurs d'entre eux, guidés par un profond attachement aux valeurs humanistes, se sont engagés activement dans la Résistance.
Cette dynamique s’illustre notamment à travers le personnage de l’Abbé Alexandre Glasberg, un Juif converti au catholicisme.
-
Le Mime Marceau. Un héros silencieux de la Résistance (PDF)
Au-delà de sa consécration internationale en tant que mime, il convient de rappeler l'implication active de Marcel Marceau dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
En défiant la peur et la mort, il a porté les valeurs d’une humanité courageuse et résiliente au cœur d'une période dominée par la haine
-
Barbara Ledermann. L'âge de l'innocence, le chemin de la résistance (PDF)
Lors de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses personnes ont rejoint la Résistance afin de défendre leurs idéaux et protéger leur pays.
Certaines ont fait preuve d’un courage et d’une volonté remarquables nonobstant leur jeune âge.
Le parcours de Barbara Ledermann illustre parfaitement cet état d'esprit : elle a refusé de se soumettre à l'occupant et a choisi de lutter activement au mépris de tous les dangers.
-
L’histoire improbable d’un ange gardien nazi (PDF)
Sorti en 2002, le chef-d’œuvre réalisé par Roman Polanski, Le Pianiste, s’inspire de l’autobiographie de Władysław Szpilman, un musicien juif polonais.
Il nous révèle un récit surprenant d’humanité manifestée par Wilhelm (Wilm) Hosenfeld, un officier de la Wehrmacht.
-
Hermine Braunsteiner. La « jument » de Majdanek (PDF)
Des dizaines de milliers de femmes adhérèrent au projet nazi, animées par une profonde conviction idéologique.
Dans un univers profondément patriarcal et militarisé, où elles étaient perçues comme inférieures et vulnérables, elles cherchèrent parfois à s’affirmer en adoptant les codes de violence du régime.
Parmi une multitude d'exemples, cet article se focalise en particulier sur le profil glaçant et sinistre de l'Aufseherin (surveillante de camp) Hermine Braunsteiner, appelée Kobyla (jument en polonais) en raison de son comportement brutal envers les détenues.
-
Aribert Heim, le « Docteur la Mort » de Mauthausen (PDF)
Sous le régime national-socialiste, outre le tristement célèbre Josef Mengele, de nombreux médecins ont violé le serment d’Hippocrate, faisant fi de toute considération éthique et morale.
Certains cherchant à acquérir une renommée scientifique, d’autres cédant à leurs inclinations sadiques en toute impunité, tel Aribert Heim, surnommé le « Docteur la Mort ».
Deux analyses de Frédéric Crahay :
-
L'interview de l'historien Tal Bruttmann (PDF)
Spécialiste de la Shoah et de l’antisémitisme en France au XXe siècle, Tal Bruttmann revient sur son travail consacré à l’Album d’Auschwitz et sur la nécessité de soumettre les images nazies à une critique rigoureuse.
-
À propos des réseaux sociaux : Hashtag 271k sur TikTok, anatomie d'un négationnisme de l'ère algorithmique (PDF)
Le hashtag 271k détourne un document administratif de 1979 pour le présenter frauduleusement comme le décompte total de la Shoah, perpétuant ainsi un mensonge négationniste forgé dans les années 1950 et exploité par les négationnistes. Sur TikTok, ce chiffre se diffuse sous forme de mèmes et de codes qui contournent la modération automatisée, banalisant la négation de la Shoah auprès d'un public jeune via l'algorithme de recommandation. Cette analyse appelle à une réponse systémique – éducation numérique, responsabilisation des plateformes et IA contextuelle – face à cette mutation du négationnisme classique en signal viral et codé.
Deux comptes rendus d'expositions,
une en France par Sarah Timperman :
-
Chaïm Kaliski au mahJ à Paris (PDF)
Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ) à Paris expose l’histoire et le patrimoine des communautés juives de l’Antiquité à nos jours.
C'est dans cet écrin qu'est présentée la toute première exposition en France consacrée à Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015), artiste belge d'art brut dont l’œuvre a été façonnée par le traumatisme de la Shoah.
Doté d’une immense culture, hypermnésique et probablement atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, cet artiste singulier a fait du dessin son mode d’expression privilégié.
une en Belgique par Yannik van Praag :
-
La SNCB occupée. Entre collaboration et résistance (PDF)
Les interrogations qui planent sur l’implication de la SNCB dans les déportations (travailleurs forcés, prisonniers politiques, Juifs et Tsiganes) sous l’occupation allemande sont longtemps restées sans réponse. L’exposition ouverte en septembre 2025, au musée Train World, aborde ces questions avec un bel effort de contextualisation.
Une analyse de Brecht Capiau à propos d'un film :
Deux recensions d'ouvrages d'historiens français par Anne Roche :
Une recension par Jean-Louis Rouhart du livre :
|
|
 |
1926-2026, hommage à Henri Kichka à la Maison communale de Forest
Le 14 avril dernier, une cérémonie en l'honneur d'Henri Kichka, qui aurait eu cent ans, s'est déroulée à la Maison communale de Forest.
Pour ceux qui souhaitent voir ou revoir l'événement, il a été filmé et est à présent disponible sur notre chaîne YouTube.
|
|
 |
Hommage à François Englert, 1932-2026
Le physicien belge François Englert est décédé le 18 juin 2026 à l'âge de 93 ans.
Lauréat du prix Nobel de physique en 2013, il laisse derrière lui un héritage scientifique immense.
Il y a deux mois, nous avions eu le privilège de le rencontrer : il s'était confié sur son histoire intime d’enfant caché pendant la guerre.
Un extrait est disponible sur notre chaîne YouTube.
|
|
| « Rendez-vous extérieurs » |
| Évènements et publications d'Institutions et de personnes travaillant dans les mêmes domaines que les nôtres |
 |
Exposition « Spirou dans la tourmente de la Shoah » à Liège
Cette exposition, réalisée par le Mémorial de la Shoah de Paris, est présentée à la Cité Miroir à Liège jusqu'au dimanche 20 septembre 2026 par la Coordination pédagogique Histoire & Mémoire de la Direction Citoyenneté, Mémoire, Démocratie (CiMéDé-HM) de la Fédération Wallonie-Bruxelles et par l'ASBL MNEMA.
Celle-ci, à caractère pédagogique et à destination de tout public, a été acquise par la CiMéDé-HM afin qu’elle circule ensuite gratuitement dans les écoles secondaires en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Son contenu, adapté au public belge, permet aux visiteurs de découvrir, au travers des pérégrinations de Spirou, l’histoire de la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale : la vie sous l’occupation nazie, la Résistance, la collaboration, la déportation des Juifs et le rôle de la bande dessinée comme outil de transmission ou de propagande.
Un dossier pédagogique est également disponible.
Elle peut être louée gratuitement sous conditions. Contact : cimede.hm@cfwb.be
Plus d'informations (sur le site web de la Cité Miroir) |
|
 |
Exposition « Art of Remembrance » à Bastogne
Le Bastogne War Museum accueille cette exposition d’art contemporain, explorant l’héritage de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'au 23 août, avant de partir pour sa dernière étape, le musée de La Coupole, près de Saint-Omer, dans le Nord de la France.
Réunissant les artistes Rebekka Bauer, Raphaël Dallaporta, Juhana Moisander et Gail Ritchie, l'exposition présente des œuvres issues de résidences menées dans plusieurs lieux de mémoire européens, offrant aux visiteurs une nouvelle manière, sensible et intime, d'aborder l'histoire.
Plus d'informations (sur le site web du Bastogne War Museum)
Site consacré à l'exposition (en anglais) |
|
|
Marche « Le dit des morts aux vivants » à Bruxelles, le 3 septembre 2026
La marche commémorative de la rafle de l’été 1942 dans les Marolles aura lieu le jeudi 3 septembre à 19 h.
À la même date en 1942 débute, dans le quartier bruxellois, l’une des grandes rafles antijuives de l’Occupation.
84 ans plus tard, cette marche, à l’initiative de Richard Kalisz et avec Sam Touzani et Luc Dardenne, ouverte à toutes et tous, rendra hommage aux victimes en faisant résonner leurs noms dans les rues mêmes où elles vivaient.
Ce projet rendra vivante la mémoire des victimes, préservant l’histoire de cet évènement tragique, et veut sensibiliser les générations actuelles et futures aux valeurs de l’État de droit et de la justice.
La marche parcourra la rue des Tanneurs et les rues avoisinantes. Les participants marqueront alors des arrêts symboliques face aux Pavés de mémoire, placés là où vécurent des personnes déportées pour leur origine, ou pour avoir été résistants et résistantes.
Elle s’achèvera par la présentation du futur monument mémoriel, imaginé par l’artiste Richard Kenigsman en collaboration avec l’architecte Georges Hirsch, installé à l’entrée de la rue des Tanneurs dans le prolongement des Pavés de mémoire.
Rendez-vous à 18 h 45 au Centre culturel Bruegel. (Rue des Renards, 1F – 1000 Bruxelles)
|
|
|
Rencontre au Studio Edern à l'occasion de la réédition du livre Salle 1 d'Hélène Beer, à Uccle, le 4 septembre 2026
Salle 1 se déroule entre janvier et avril 1943, entre le départ du XXIIIe et du XXIVe convoi vers Auschwitz. Dans la grande salle de la caserne Dossin, quelques dizaines de Juifs attendent — entre l'espoir d'une libération et la terreur du prochain transport.
Hélène Beer, née Hélène Horowitz à Anderlecht en 1914, y a vécu ces mois-là avec son mari Edgar.
De cette expérience, elle tire un roman d'une lucidité clinique et d'une humanité bouleversante, couronné dès 1945 par le prix du prisonnier politique.
Une voix littéraire hors du commun : de ses cinq livres publiés, quatre ont été couronnés par des prix littéraires.
Ce n'est pas un livre de haine ni de désespoir. C'est un livre sur la vie qui s'obstine — les leçons de danse improvisées, les histoires d'amour qui naissent sur des paillasses, les petites solidarités qui font tenir. « Continuer à être », répond l'un des personnages à une femme en révolte. C'est peut-être là tout le livre.
Pour ce lancement, Edern Éditions réunit Daniel Charneux, écrivain belge et préfacier de cette réédition et Anne Beer, fille de l'auteure, qui offrira un éclairage intime sur la femme derrière l'écrivaine.
Le vendredi 4 septembre, de 18 h 30 à 20 h 30, avenue Winston Churchill, 28 à 1180 Uccle.
Plus d'informations et réservations (sur le site web de Edern Éditions)
|
|
| Loterie Nationale |
|
La Loterie Nationale, bien plus que jouer
L’ASBL Mémoire d'Auschwitz remercie la Loterie Nationale et ses joueurs.
En jouant à un jeu de la Loterie Nationale pour un petit montant, de nombreux joueurs ont non seulement une chance de remporter le gros lot, mais aussi l’occasion d'aider d'innombrables initiatives dans la société.
Grâce à ses joueurs, la Loterie Nationale peut redistribuer une part substantielle de ses revenus à des projets et associations qui font la différence sur le plan humanitaire, social, sportif, culturel et scientifique.
Depuis de nombreuses années, la Loterie Nationale apporte ainsi un précieux soutien aux activités et publications scientifiques et pédagogiques développées par l’ASBL Mémoire d'Auschwitz. Nous l’en remercions chaleureusement.
Plus d'informations (sur le site web de la Loterie Nationale)
|
|
|

Fondation Auschwitz – Mémoire d'Auschwitz ASBL – rue aux Laines, 17 boîte 50 – B-1000 Bruxelles
Téléphone : +32 (0)2 512 79 98 – info@auschwitz.be
BCE Fondation Auschwitz : 0876787354 – BCE ASBL Mémoire d'Auschwitz : 0420667323
Pour devenir membre de l'ASBL Mémoire Auschwitz, il suffit de nous contacter et de verser, ensuite, la somme de 50,00 €
sur le compte IBAN BE55 3100 7805 1744 – BIC BBRUBEBB avec la communication « Cotisation 2025 ».
Ceci donne droit aux deux numéros de 2025 de notre revue scientifique Témoigner. Entre histoire et mémoire.
Tout don supérieur ou égal à 40,00 € donne droit à une réduction d'impôts pour les contribuables belges.
En communication, précisez bien qu'il s'agit d'un « Don » et veuillez mentionner votre numéro de registre national ;
il est obligatoire depuis 2024 pour bénéficier de la réduction.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale.
Merci à la Loterie nationale et à ses joueurs pour leur engagement.
|