Analyses et études de 2020 - Fondation Auschwitz
Analyses et études de 2020
ÉTUDES

Il y a un quart de siècle s’est déroulé le plus grand massacre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Entre le 11 et le 16 juillet 1995, plus de 8 000 civils musulmans de l’enclave de Srebrenica furent assassinés par les forces serbes de Bosnie du général Ratko Mladic. Vingt-cinq ans plus tard, les corps des victimes ont été pour la plupart retrouvés et reposent dans le cimetière-mémorial de Potocari ; les principaux criminels de guerre ont été jugés à La Haye, par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Cette étude revient sur le contexte historique qui a rendu possible ce déchaînement de violence et sur le long travail d'enquête qui a suivi. Elle s'interroge aussi sur leurs conséquences pour le devenir de la Bosnie-Herzégovine, de la Serbie et de leurs habitants.


ANALYSES

L'épidémie de coronavirus en Biélorussie pourrait avoir des effets inattendus non seulement pour l'avenir du régime le plus autoritaire d'Europe, mais aussi pour les rapports Est-Ouest.

C’est aux abords de Fürstenberg, entouré de forêts et de lacs, qu’Himmler fait construire, en janvier 1939, le camp de concentration de Ravensbrück, le seul camp destiné à la détention des femmes. Nous commémorons cette année les 75 ans de sa libération, ces jours où les déportées d’hier ont dû se remettre dans la peau des vivants, rêver d'un monde nouveau, d'une société nouvelle.

Leli Sokolov, décédé en 2006, était l’un des tatoueurs d’Auschwitz. Il a confié son histoire durant trois années, à raison de deux ou trois rencontres par semaine, à Heather Morris qui l’a relatée dans Le Tatoueur d’Auschwitz, publié en janvier 2018 en anglais, puis en français en mai 2018.

Witold Pilecki, surnommé « le volontaire d’Auschwitz », est aujourd'hui considéré en Pologne comme l'un des plus grands héros de la guerre. Ses actions dans la Pologne occupée sont effectivement hors du commun. Il sera pourtant condamné à mort en 1948, lors d'une parodie de procès orchestrée par les communistes, avant d'être réhabilité dès le changement de régime au début des années 1990. La mémoire de son nom et de ses actes relève non seulement de l'histoire, mais conserve jusqu'à aujourd'hui une teneur très politique.

Le cours de religion islamique et la nomination de ses professeurs interrogent sous un jour nouveau sur la « pilarisation » de l’enseignement, actée en 1959 avec le Pacte scolaire. Soixante ans plus tard, n’est-ce pas l’ensemble du cadre qui mérite une réflexion en profondeur ? Nombreux sont ceux qui en parlent, mais rares sont ceux qui veulent véritablement y toucher. On ne compte plus les appels à instaurer un cours commun à tous les élèves qui aborderait toutes les religions sous un prisme philosophique et historique.

Certains l’ont découvert après son premier roman graphique : Deuxième génération. Ce que je n’ai pas dit à mon père, publié chez Dargaud en 2012. Michel Kichka, dessinateur de presse, membre de Cartooning for Peace, auteur bédéiste, professeur à l’Académie Bezalel de Jérusalem, est également « passeur de mémoire » et donne de nombreuses conférences aux quatre coins du monde. Il a accepté de répondre à nos questions.

Le 18 mars devait avoir lieu la remise du doctorat honoris causa conjoint à Simon Gronowski et Koenraad Tinel par l’ULB et la VUB, afin d’honorer une « amitié exceptionnelle », « puissant symbole d'espoir, de bonheur et de paix. » En raison du confinement, la cérémonie a été reportée à une date qui reste encore à déterminer. Pourtant, dès son annonce, cette célébration a été violemment condamnée par plusieurs personnalités et associations. La raison de ce courroux ? Simon Gronowski est un rescapé de la Shoah alors que Koenraad Tinel a grandi dans une famille de collaborateurs. Les mettre sur un pied d’égalité, comme s’ils étaient l’un et l’autre tout autant victime, a été jugé inadmissible par certains.

L'actuelle crise sanitaire s’accompagne d’une inquiétante augmentation de propos complotistes, de commentaires nauséabonds racistes et antisémites, et les fake news se multiplient. La crainte du virus déchaîne les préjugés dans la « vraie vie » et sur les réseaux sociaux.

Le monde a entamé, depuis la fin du mois de janvier 2020, les commémorations liées aux 75 ans de la libération des camps. Le 27 janvier 1945, les soldats de l’Armée rouge découvraient Auschwitz, tandis qu’entre le 4 avril et le 6 mai, les troupes anglo-américaines libéraient les camps se trouvant au centre de l’Allemagne. Entre ces deux moments, les déportés ont vécu ce que la plupart considèrent comme les mois les plus éprouvants de leur déportation. Leur retour fut également une épreuve et la réadaptation à la vie, longue et difficile. À l’heure où les derniers témoins disparaissent, revenons sur cette période à travers le récit de trois survivants : Maurice Pioro, Génia Goldgicht et Henri Kichka.

Qui se souvient encore aujourd’hui de la terreur engendrée par le typhus en Europe il y a quelques décennies ? En 1945, alors que le continent est progressivement libéré, l’une des craintes majeures est qu’une épidémie de grande ampleur frappe l’ensemble du continent. Elle n’aura pas lieu et la maladie tombera peu à peu dans l’oubli, éradiquée par les mesures d'hygiène, l'utilisation d'insecticides et le développement des antibiotiques.

Cette année, les commémorations du 8 mai ont été largement éclipsées par la pandémie qui frappe le monde. 75 ans après la capitulation de l'Allemagne nazie, le moment était pourtant doté d'une importante charge symbolique. Les grandes célébrations qui s'annonçaient à travers l'Europe ont été annulées ou limitées au strict minimum. Malgré leur absence, de nombreux éléments montrent combien cette date ne renvoie pas seulement à la fin du nazisme, mais cristallise des tensions très actuelles.

Le procès des médecins de Nuremberg (1946-47) et la mise au jour des expérimentations nazies sur des détenus de camps de concentration fut un moment de rupture pour l'éthique médicale. Les décennies qui ont suivi ont été marquées par la révélation de nombreuses dérives à travers le monde, mais aussi par l’émergence de codes, de réglementations et d'organismes de contrôle visant à instaurer une recherche plus respectueuse des êtres humains.

Le dernier livre de l'historien Johann Chapoutot, centré sur l’itinéraire du théoricien nazi Reinhard Höhn (1904-2000), se penche sur les conceptions managériales développées sous le IIIe Reich et sur l’influence qu’elles ont pu avoir sur le management moderne. Il suscite d'ores et déjà de vigoureux débats dans la communauté scientifique.

 
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