Sommaire et résumés du n° 118 - Fondation Auschwitz
Sur les traces de la Shoah en Pologne

 

Éditorial : De la circulation des croix gammées (Philippe Mesnard)

 

Agenda

 

Chroniques

  • Le musée juif et le centre pour la tolérance de Moscou (Ewa Bérard)
  • « Ce qu'il est beau ce triste monde » (Isabelle Galichon)
  • Les fosses, les fouilles et l'archéologue
  • Ida, ou nous irons tous au paradis (Gabriel Raichman)
  • De quoi l'image est-elle le témoin ? Entretien avec Christophe Cognet (Luba Jurgenson et Paul Bernard-Nouraud)
  • Danser le réel (Isabelle Galichon)
  • Mémorandum théâtral (Isabelle Galichon)
  • Le carnaval des ombres (Daniel Weyssow)
  • La Passagère, un opéra (Jean-Christophe Le Toquin)

 
Grand angle : 1914-1918 : mémoire de… guerre, de civils, de victimes, d’historiens

  • Tragédie vs catastrophe. Entretien avec Annette Becker (Luba Jurgenson et Philippe Mesnard)
  • Au-delà des légendes. Entretien avec Sophie De Schaepdrijver (Philippe Mesnard et Anneleen Spiessens)
  • La Grande Guerre : du témoin à l’historien, de la mémoire à l’histoire ? (Nicolas Beaupré)

 

Portfolio : Mémoire en stand by, les anciens camps d'extermination en Pologne

 

L’entretien : Joshua Oppenheimer, “The aim of all genuine art is always engaged” (Anneleen Spiessens)

 

Dossier : Au nom des victimes. Dictature et terreur d'État en Argentine, Chili et Uruguay

  • Présentation

  • Quand la victime est introuvable. À propos des détenus disparus au Chili et des parents qui les ont cherchés pendant et après la dictature (Antonia García Castro)
    Consacré à l’Association chilienne de Familles de Détenus Disparus, cet article examine les enjeux de la qualification des victimes pendant et après la dictature (1973-1989). On s’intéresse en particulier aux logiques de l’action des familles et à la manière dont elles se postulent d’abord comme les représentantes d’un tiers qui est aussi et avant tout – à leurs yeux – un acteur politique.

  • Familles et victimes. Quelle place pour les citoyens ? (Elizabeth Jelin)
    Dans l’expérience argentine, la visibilité et la légitimité des voix ancrées dans la perte familiale tout d’abord, puis dans le vécu corporel dû à la répression et la participation politique militante des années 1970, délimitent un cadre politique dans lequel les notions d’« affecté(e) » et de « citoyen(ne) » sont deux éléments antagoniques. Au sein de cette dichotomie, la première notion semble prendre le pas sur la seconde. Cet article s’intéresse à la centralité du familisme et de la voix du témoin dans les politiques de la mémoire actuelles portant sur les crimes commis par la dernière dictature militaire en Argentine (1976-1983). En ce sens, l’analyse porte donc sur l’impact de  la présence publique des voix des proches des victimes et  de celles des survivants dans l’exclusion d’autres voix sociales dans le cadre du débat public sur le sens du passé et  sur les politiques qui doivent être mises en place.

  • La Noche de los lápices et les victimes-innocentes. La construction de récits autour des lycéens disparus (Sandra Raggio)
    Pendant la transition à la démocratie en Argentine, de nombreuses histoires ont circulé sur la répression mise en place par la dictature militaire. Elles ont été racontées par les survivants ou par les proches des disparus. L’un de ces récits a été « la Noche de los lápices » (la nuit des crayons), devenu par la suite un événement emblématique avec de fortes répercussions dans la société. Un livre a été publié, avec plus de dix éditions, et un film réalisé, qui est encore aujourd’hui vu par un large public. Cet article analyse ce qui explique une telle répercussion en se centrant sur la configuration particulière de la victime dans cette trame narrative dans le cadre de ce qu’on appelle le récit de la « victime innocente ».

  • « Subversifs », « torturés », « NN ». Comment la presse argentine de la transition a-t-elle nommé les victimes de la terreur d’État ? (Claudia Feld)
    En 1984, au cours des premiers mois de la transition démocratique en Argentine, les médias ont commencé à aborder, comme sujet principal, la question des disparus et la répression clandestine. Dans le cadre du « destape » (révélation) médiatique, qui commença dans la presse non censurée, cette présentation journalistique, loin d’informer clairement sur le terrorisme d’État, a généré un spectacle macabre et sensationnaliste que certains observateurs de l’époque ont appelé le « show de l’horreur ». Cet article analyse comment a été construite la figure de la victime de la disparition forcée dans la presse argentine publiée entre janvier et mai 1984. L’utilisation de la notion de « victimes » de violations des droits de l’homme ou de « victimes innocentes » de la répression politique pour faire référence aux disparus n’a pas surgi immédiatement dans l’espace de la presse. D’autres figures, telles que celle de « subversifs », « torturés » ou « NN » étaient utilisées. Dans la mesure où cette couverture médiatique a été la première présentation des faits concernant les disparus à un public massif, notre analyse permet de proposer certaines hypothèses relatives aux « luttes entre mémoires » au début de la transition.

  • Victimes du souvenir et de l’oubli. Oblivion et la possibilité de déconstruire les processus de victimisation (Susana Draper)
    Dans cet article, je souhaite m’intéresser à comment émerge la figure de la victime dans l’espace textuel féminin. Cette dernière est liée à une forme de résistance à l’élaboration de stéréotypes de la catégorie autour de deux centres qui dominent la vision du passé. D’un côté, il y a les héros militants qui se souviennent ou sont remémorés dans le cadre d’un récit épique et courageux (masculin). De l’autre, les victimes sans défense se souviennent ou sont remémorées à partir d’une logique subjectiviste de la douleur et de l’impuissance (féminine). En partant de l’analyse un texte précis, Oblivion, d’une ex-prisonnière politique uruguayenne, Edda Fabbri, je souhaite analyser les étapes de déconstruction de cette polarité (héros-victime), en analysant comment la résistance à cette dichotomie structure les façons qu’a Fabbri de mettre en scène le passé. Résister aux deux catégories, celle de l’héroïne militante et celle de la victime sans défense, deviendrait alors une autre façon de penser le passé.

  • Entre innocence et héroïsme. Politiques mémorielles et tensions liées à la qualification des victimes (Luciana Messina)
    Cet article s’intéresse aux tensions qui parcourent la catégorie de « victime » dans les politiques de la mémoire liées à l’élaboration de sites et de lieux du souvenir des crimes du terrorisme d’État en Argentine. Le point de départ de ce travail émerge avec les questions suivantes : comment sont construites, qualifiées et présentées les victimes dans les sites et lieux de mémoire de la ville de Buenos Aires ? Quelles sont les identités en jeu et comment sont-elles caractérisées dans les activités, débats et discussions qui constituent ces lieux ? Pour mener à bien ce travail, nous analyserons certains discours et pratiques produites dans le cadre d’une politique de la mémoire particulière, celle mise en place dans l’ex-centre clandestin de détention Olimpo. Nous nous centrerons plus précisément sur l’étude d’une activité qui met en avant les différences et similitudes aux sens donnés à la catégorie de victime.

  • La place de la victime : deuil et paysage (Jens Andermann)
    Cet article se propose d’explorer certains usages du paysage en tant que figure de la mémoire dans l’architecture et le cinéma des post-dictatures du Cône Sud. Le paysage ouvre à travers l’approche architectonique et cinématographique de la dimension spatiale un seuil où l’absence de place pour le deuil peut être soulignée et comblée. Certaines de ces propositions tendent à la construction de lieux au caractère monumental afin de réinscrire les victimes en leur absence – en tant que noms situés – dans la géographie sociale ; d’autres, en revanche, à l’ouverture d’espaces de l’errance où le deuil devient une pratique esthétique et politique radicale de transformation du présent.

  • Chronologie

  • Bibliographie/filmographie/sitographie

 

Varia

  • It happened seventy years ago, in Hungary (Szabolc Szita)
  • The Death of Ezequiel Demonty and the End of Human Rights in Argentina (David M. K. Sheinin)
  • Mémoire in progress (III) (Philippe Mesnard)

 

Librairie

  • Jean-Claude Snyders, Secret d’enfance (André Rauch)
  • Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ? (Michel Enaudeau)
  • Deborah Dwork, Robert Jan Van Pelt, Fuir le Reich, les réfugiés juifs de 1933 à 1946 (Jean-François Forges)
  • Sönke Neitzel, Harald Welzer, Soldats, combattre, tuer, mourir : Procès-verbaux de récits de soldats allemands (Robert Kahn)
  • Alain Kleinberger, Philippe Mesnard (dir.), La Shoah. Théâtre et cinéma aux limites de la représentation (Anne Roche)
  • Valentina Pisanty, Abusi di memoria (Frediano Sessi)
  • Antoine Vitkine, Mein Kampf, histoire d’un livre (Anne Roche)
  • Max Weinreich, Samuel D. Kassow, Hitler et les professeurs (Michel Enaudeau)
  • Ivan Jablonka, Annette Wieviorka, Nouvelles Perspectives sur la Shoah (Anthony Michel)
  • Sharon MacDonald, Memorylands. Heritage and Identity in Europe Today (Dario Miccoli)
  • Oscar Guardiola-Rivera, Story of a Death Foretold: The coup against Salvador Allende, September 11th, 1973 (Lindsey Churchill)
  • Lindsey Churchill, Becoming the Tupamaros: Solidarity and Transnational Revolutionaries in Uruguay and the United States; Federico Finchelstein, The Ideological Origins of the Dirty War: Fascism, Populism, and Dictatorship in Twentieth Century Argentina; Francesca Lessa, Memory and Transitional Justice in Argentina and Uruguay: Against Impunity (David M. K. Sheinin)
  • Arnout Hauben, Johanna Spaey, To War. A Journey Along the Front of World War I (Tom Vanassche)
  • Christopher Clark, The Sleepwalkers. How Europe Went to War in 1914 (Hanna Teichler)


Dictionnaire testimonial et mémoriel

  • Cassandre (Véronique Léonard-Roques)
  • Écrivain combattant (Nicolas Beaupré)
  • L'écriture du désastre (Éric Hoppenot)
  • The grey zone (Stef Craps)
  • Les Justes (Sarah Gensburger)
  • Mémorialiste (Damien Zanone)
  • Postmémoire (Marianne Hirsch)
  • Redignification (Marie Ines Harté)
  • Site mémoriel : Downtown mémoriel (Philippe Mesnard)

 

À lire / à voir / à suivre

 

Laboratoire mémoriel : RWANDA (II) : Les églises-charniers du génocide : le cas de Kibeho (Rémi Korman)

 
Nos activités sont soutenues par :logo loterie fr logo_fwb   cocof   logo_bnb_fr       Nous sommes membre du BCH : 

Contact

Fondation Auschwitz – Mémoire d'Auschwitz ASBL
Rue aux Laines, 17 boîte 50 – B-1000 Bruxelles
   +32 (0)2 512 79 98
   info@auschwitz.be
Bureaux ouverts du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h,
accès de préférence sur rendez-vous.
twfbytin

Devenir membre

Pour devenir membre de l'ASBL Mémoire Auschwitz, participer à ses activités et soutenir ses actions, il suffit de nous contacter et de verser la somme de 40,00 € sur le compte IBAN : BE55 3100 7805 1744 – BIC : BBRUBEBB.
Tout don supérieur à 40 € donnera lieu à une exonération fiscale pour les contribuables belges.

S'abonner

à notre newsletter en français
captcha 
J'accepte la Politique de confidentialité
Le site Internet de la Fondation Auschwitz et de l'ASBL Mémoire d’Auschwitz utilise des cookies pour faciliter la navigation sur ce site web et permettre l’utilisation de ses fonctionnalités. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.