Sommaire et résumés du n° 123 - Fondation Auschwitz
Analyses et études de 2016
Éditorial (Frédéric Crahay)

Chroniques
  • Cinéma : Tank : le plus récent « fait d’armes » de Raoul Servais (suivi d'un entretien avec Raoul Servais par Brecht Capiau)
    15 septembre 1916, une journée visiblement tranquille dans les tranchées allemandes. Un soldat écrit une lettre à sa bien-aimée Susanne. La tranchée fourmille d’activités. Un homme joue de l’accordéon, deux autres jouent aux cartes. Un vacarme assourdissant perce alors le silence. Un lourd véhicule blindé se dirige vers les lignes allemandes.
  • Cinéma : Saul fia / Son of Saul / Le fils de Saul. Paroles de morts (Erik Machielsen)
    Est-il possible de traduire l’horreur d’Auschwitz par le biais du cinéma de fiction ? Oui. La preuve, douloureuse et puissante, par Son of Saul.
  • Cinéma : Bridge of Spies / Le Pont des espions. Héros de l’ombre (Erik Machielsen)
    Tiens ! Encore un de ces films qui traitent de la guerre froide. On commence à en connaitre l’air. L’air ? Oui. Mais pas la chanson. Car quand on cumule à un même générique Steven Spielberg et Tom Hanks, ça vaut peut-être la peine d’aller y regarder de plus près. Après 28 films à son actif, Steven Spielberg n’a rien perdu de son souffle. Bridge of Spies témoigne plus que jamais de son penchant pour les héros de l’ombre, ces messieurs et mesdames Tout-le-Monde pour qui les moteurs sont l’intégrité et la conscience.
  • Théâtre : Les Bienveillantes (Anneleen Spiessens)
    « Laissez-moi vous raconter comment ça s’est passé. Il s’agit d’une sombre histoire, mais édifiante aussi, un conte moral disons. Ce sera assez long, après tout il s’est passé beaucoup de choses. Mais si ça se trouve vous n’êtes pas trop pressés, peut-être avez-vous le temps. Je ferai de mon mieux pour rester clair. Je peux vous assurer que mon récit sera libre de toute contrition. Je ne regrette rien, j’ai fait mon travail, voilà tout. » C’est Max Aue, incarné par l’acteur néerlandais Hans Kesting, qui prend la parole. Vers la fin de sa vie, il passe en revue sa carrière auprès du SD, puis de la SS, où il a marché dans le sillage des Einsatzgruppen allemands et surveillé la « Shoah par balle » au front de l’Est. Après un passage à Stalingrad, il est détaché à Berlin pour étudier la contribution des Juifs emprisonnés pour l’effort de guerre. Depuis l’avant-scène, il s’adresse directement à son public.
  • Théâtre : Theatre as Courtroom: The NSU protocols in Freiburg (Tom Vanassche et Martin Hinze)
    In 2015, the Freiburg Theatre initiated a series of “dramatic readings” based on the trial against the NSU (Nationalsozialistischer Untergrund), suspected of a series of racist murders in Germany. The NSU Protocols constitute in many ways a parallel trial that reveals both overt and latent forms of racism in German society and, by drawing on the “factographic” tradition of documentary theatre, specifically seek civic participation.
  • Musique : Entretien avec Marion Pillé (entretien mené par Daniel Weyssow)
    L’opérette de Germaine Tillion rédigée au camp de concentration de Ravensbrück sera interprétée du 29 novembre au 10 décembre 2016 au Théâtre Marni à Bruxelles. Nous avons rencontré la metteure en scène, Marion Pillé, deux mois après l’étape de travail présentée par sa compagnie Les Souffleuses de Chaos, le 11 novembre 2015, à la Maison de la Création. L’invitation portait en exergue la présentation suivante : « Sur la piste jonchée de cheveux tondus d’un cirque macabre à l’humour grinçant, quatre comédiennes chantent et dansent pour défier la mort et la barbarie. »
  • L’enfer aussi a son orchestre, suivi d'un concert de l'Ensemble de musique incidentale, présentation au Reid Hall (Paris) du livre-CD d'Hélios Azoulay et Pierre-Emmanuel Dauzat (Daniel Weyssow)
    Compositeur, clarinettiste, écrivain, Hélios Azoulay fut aussi professeur d’histoire de l’art et de la musique à l’université. Dadaïste dans l’âme, comme le démontrent sans ambages ses essais Scandales ! Scandales ! Scandales ! (JC Lattès, 2008) et Tout est Musique (Vuibert, 2012) foisonnant d’intéressantes histoires et anecdotes. La découverte, en archives, de la musique des camps le propulse également « musicien-archéologue ».

Portfolio
 : STILL. Some Thoughts on Stillness and the Landscape of War (Jelena Jureša)

L'entretien : Interview with Holocaust Historian Gideon Greif (by Frédéric Crahay)
  • Professor Gideon Greif is well-known for his pioneering research on the Sonderkommandos, prisoners who were forced to work in the gas chambers and crematoria of the Auschwitz-Birkenau concentration and extermination camp. Some of them moved to Israel afterwards. In 1986, when he realized that the matter had received very little attention until then, Greif began collecting interviews of these tormented men and managed to gather a unique collection of testimonies that conveys the voices of these unlikely survivors. Indeed, as “bearers of secrets” (Geheimnisträger) from the Nazi perpetrators, the men were not supposed to live and share their story. Last year, Gideon Greif and Itamar Levin published Aufstand in Auschwitz (2015), a study about the revolt of the Sonderkommandos in Birkenau on 7 October 1944 – an unexplored event. It was one of the numerous acts of resistance against the Nazis that the Jewish people undertook in occupied Europe.
 
Dossier : Traduire le témoignage
Sous la direction de Anneleen Spiessens et Tom Toremans
  • Présentation (Anneleen Spiessens et Tom Toremans)
    Quelle est la relation entre le témoignage, défini comme un récit plus ou moins ritualisé portant sur la violence politique et raconté à la première personne, et la traduction ? Et, parallèlement, quelle position le traducteur occupe-t-il par rapport au témoin ? Est-il possible, en tant que traducteur, d’être (ou de devenir) témoin ? Comment, quand et pourquoi traduit-on des témoignages ? À quelles stratégies linguistiques et discursives le traducteur recourt-il quand il se trouve confronté à un texte éthiquement délicat ? Quel rôle joue-t-il dans la transmission du savoir historique, des valeurs culturelles ou de la critique sociale véhiculés par le témoignage ? La traduction a-t-elle tendance à affaiblir ou, au contraire, renforcer la pertinence et l’impact du discours original ? Quelle est l’importance de la traduction dans des contextes littéraires, politiques et institutionnels ? Combien ces contextes spécifiques déterminent-ils la pratique de la traduction ? Dans quelle mesure les processus de transcription, d’édition, de traduction et d’archivage ont-ils un effet sur le texte source ? Et peut-on soutenir les strictes démarcations entre témoigner et traduire, entre témoignage documentaire et littéraire, entre l’original et sa traduction ? Voilà les questions que nous aborderons dans ce dossier.
  • Retraduire Rousset : les médiations de l’anglais dans L’Univers concentrationnaire (Sharon Deane-Cox)
    Cet article aborde la traduction des témoignages relatifs aux camps de concentration par l'intermédiaire du témoin secondaire afin d'observer comment la traduction, en tant qu'acte d'écoute, peut avoir un impact sur la préservation et la transmission du récit des survivants. Une étude de cas sur la traduction initiale et la retraduction en anglais de l'ouvrage de David Rousset, L’Univers concentrationnaire, servira de base pour observer comment les traducteurs ont appréhendé la représentation des camps du rescapé. Elle va également scruter les éléments de paratexte et les révisions de la traduction en vue de retracer certaines conditions de production socio-culturelles des deux textes cibles, en accordant une attention particulière à la façon dont David Rousset a été compris et reçu.
  • Donner la parole au bourreau : scénographie et traduction dans Une saison de machettes de Jean Hatzfeld (Anneleen Spiessens)
    Cet article propose une analyse du discours pour faire ressortir les stratégies employées par les auteurs qui donnent la parole au bourreau. En tant que forme « extrême » de littérature tant sur un niveau formel qu’éthique, le témoignage du bourreau sera forcément un récit « relayé » et, par conséquent, stratifié et reposant sur une mise en scène élaborée. L’article met en avant l’importance de la scénographie testimoniale dans Une Saison de machettes, un « rapport » rédigé par l’ancien reporter de guerre Jean Hatzfeld et qui propose des entretiens transcrits avec des génocidaires rwandais. Une analyse des traductions anglaise et néerlandaise du livre révèlera la nature polyphonique du témoignage des tueurs, s’opposant ainsi à l’idée d’une traduction « consonante » promue par Hatzfeld lui-même.
  • Archived Voices: Refiguring Three Women’s Testimonies Delivered to the South African Truth and Reconciliation Commission [Des voix archivées : Refigurer les témoignages de trois femmes devant la Commission de la Vérité et de la Réconciliation en Afrique du Sud] (Antjie Krog et Nosisi Mpolweni)
    La Commission de la Vérité et de la Réconciliation d’Afrique du Sud (TRC) a accompli un important travail de justice transitionnelle dans les années 1990. Sa mission centrale consistait à étudier les violations des droits de l’homme du passé par un processus de vérité et d’amnistie. En se basant sur les témoignages de victimes/survivants et de candidats à l’amnistie, la Commission a pu rassembler des informations sur les abus flagrants qui avaient eu lieu sous l’apartheid. Aujourd’hui, les conséquences, l’impact et les échecs de la Commission sont toujours le sujet d’un vif débat dans le monde académique et chez certaines parties de la population. Les trois témoignages que nous analysons dans cet article ont été présentés durant la première et la deuxième semaine d’auditions devant la TRC en 1996, avant d’être transcrits, traduits et archivés. Nous nous proposons d’étudier l’effet « refiguratif » du processus de compilation testimoniale à la TRC. Ce processus ne comprend pas uniquement la traduction, la transcription et l’archivage du témoignage, mais également la narration de l’événement où le non-dit est tellement significatif.
  • The Belgian Asylum Interview: The Implications of Lingua Franca English Usage [L’usage de l’anglais comme lingua franca : implications pour l’entretien d’asile en Belgique] (Katrijn Maryns)
    Dans notre monde globalisé, les procédures intentionnelles se déroulent en général dans une langue spécifique plutôt qu’à travers un répertoire multilingue ou des ressources linguistiques mobiles. Cet article propose une analyse linguistique-ethnographique de l’usage systématique mais « ad hoc » de l’anglais dans l’entretien d’asile en Belgique. Il démontrera l’insuffisance des routines institutionnelles liées au multilinguisme pour répondre aux besoins communicatifs des participants. Les compétences linguistiques très différentes des interlocuteurs mènent à une inversion remarquable de la dynamique entre client et gardien (gatekeeper) : les personnes ayant le moins de capacités linguistiques ont néanmoins le statut d’arbitre pendant l’entretien et décident de la pertinence institutionnelle de certains éléments pour la suite de la procédure.
  • « ...la colère de la déesse... » et autres actes des doktori : exorciser la possession coloniale en traduction (Christi A. Merrill)
    Si le témoignage est un genre qui convient aux traditions académiques de l’époque coloniale, comment sa traduction en anglais peut-elle s’immiscer dans la politique intérieure complexe des inégalités de castes et de genres en Inde ? J’essaie d’apporter une réponse provisoire à cette question en considérant les interrogations qui se sont posées lors de la traduction de l’hindi vers l’anglais de Dohra Abhishaap [Doublement maudite], l’histoire de la vie de la féministe dalit Kausalya Baisantry, et plus particulièrement du court passage ethnographique qui décrit les différentes manières de traiter les épidémies de varioles, en allant de l’exorcisme aux médecines occidentales (les « doktori »). J’estime que la rhétorique de Kausalya Baisantry inverse les binarités des études postcoloniales et rend plus complexe, dans le processus, les généalogies de la « traduction culturelle » critiquée par Talal Asad, y compris l’idée de ce dernier selon laquelle la rhétorique anthropologique repose sur la disparité fixe entre les langues.
  • Traduire la révolution égyptienne
    • Traduction, témoignage et activisme : entretien avec Samah Selim (par Tom Toremans)
      Samah Selim est à la fois universitaire, traductrice et activiste. Elle a produit de nombreux ouvrages tout à fait pertinents dans le cadre de cette publication spéciale sur la relation entre traduction et témoignage. C'est plus particulièrement le tournant pris depuis la recherche universitaire en littérature arabe et en traduction pour une implication activiste plus directe avec la traduction, dans le sillage de la révolution égyptienne en 2011, qui sera mis en lumière. Actuellement professeur à l'Université Rutgers dans le département de langues et littératures d'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud-Est, Samah Selim a auparavant enseigné à l'Université de Columbia, de Princeton et d'Aix-en-Provence. Elle est également codirectrice du module de littérature du programme de recherche postdoctoral situé à Berlin, Europe in the Middle East ; the Middle East in Europe. Ses recherches publiées concernent principalement la littérature arabe moderne en Égypte et au Proche-Orient, ainsi que la politique de la traduction dans les contextes (post-)coloniaux. En 2004, elle a publié une monographie, The Novel and the Rural Imaginary in Egypt 1880-1995, qui explore la relation entre l'émergence du roman, la politique de la représentation nationaliste et la question paysanne dans l'Égypte du XXe siècle.
      Samah Selim a également traduit des ouvrages de Yahya Taher Abdullah, Khaled Ziadeh, Mohamed Makhzangi et Jurji Zaydan. Elle est la première traductrice à avoir remporté à la fois le prix Banipal et le prix de l'Arkansas pour la traduction d'une œuvre littéraire de langue arabe. En 2012, son implication dans la traduction prend une tournure activiste lorsqu'elle devient membre de l'unité de sous-titrage vidéo de Mosireen, un collectif à but non lucratif. Inspirée par cette implication universitaro-activiste à plusieurs facettes dans la traduction et le témoignage, nous avons eu un entretien par e-mail avec Samah Selim en juillet dernier.
    • Des moments de lucidité (Omar Robert Hamilton)
      Omar Robert Hamilton est un cinéaste, écrivain et organisateur culturel dans le domaine des documentaires et des fictions. Il a contribué à la création du collectif Mosireen du Caire et travaille sur la documentation, l'archivage et l'enregistrement visuel de la révolution égyptienne sous différentes formes. Il est également à l’origine du festival annuel palestinien de littérature, qui cherche à contrer les différentes politiques d'apartheid d'Israël et le discours international qui les entoure. Son dernier court-métrage, Though I Know the River is Dry (2013), a remporté le prix UIP (Rotterdam), le prix du meilleur court-métrage du monde arabe (Abu Dhabi) et le prix du meilleur court-métrage (Yerevan). Omar Robert Hamilton écrit semi-régulièrement pour le collectif de journalistes égyptiens Mada Masr et occasionnellement pour le blog London Review of Books. Son premier roman, The City Always Wins, sur ces instants de la révolution que l'on ne peut capturer dans une archive, sera publié en 2017. Dans l’article suivant, il écrit de manière exceptionnellement sincère sur ses espoirs et frustrations durant et après la révolution égyptienne.

Varia
  • Charlotte Salomon, l’art et l’après-vie (Paul Bernard-Nouraud)
    La publication, pour la première fois en français, de l’œuvre complète de Charlotte Salomon intitulée Vie ? ou Théâtre ? en 2015, permet d’en saisir l’originalité fondamentale : ni journal, ni autobiographie, ni témoignage, et en même temps tout cela à la fois, opérette aussi, pièce de théâtre, voire story-board. Outre la radicalité de la démarche de son auteur, l’édition nouvelle de cette somme monumentale relativise certaines grilles de lecture qu’on lui a appliquées jusqu’à présent, en la rabattant tantôt sur sa valeur testimoniale, tantôt en la ramenant à sa seule dimension biographique. Vie ? ou Théâtre ? est une œuvre sous tension, ambiguë, équivoque et tragique dont le questionnement des puissances de l’art face à la réalité peut être tenu pour le véritable enjeu.
  • Paul Sobol et la résilience. Revivre après Auschwitz (propos recueillis par Jean-Louis Rouhart)
    Cet entretien avec un survivant des camps de concentration permet d’illustrer le phénomène de résilience - qui désigne en psychologie la capacité à résister à un traumatisme et à se reconstruire.
  • The Battle of Vukovar. A Turning Point in the Croatian “Homeland War” (Dražen Živić et Iva Šušić Degmečić)
    The year 2016 commemorates the 25th anniversary of what is referred to as “the Greater-Serbian aggression” against the then self-proclaimed Republic of Croatia and the town of Vukovar. Between 18 and 20 November 1991, after a three-month siege, the Yugoslav National Army and Serbian forces occupied Vukovar. They committed numerous war crimes, many of which were defined as the actus reus of genocide. Thousands of killed, wounded, displaced and missing persons as well as substantial material damage are a clear evidence of the urbicide, memoricide and culturecide committed by Serbian forces against an old, Croatian town. Vukovar became a symbol of Croatian defence in the “Homeland War”, and 1991 a crucial moment in the establishment and international recognition of an independent Croatian state.

Site mémoriel
  • Mémorial de la Guerre Patriotique de Vukovar (Iva Šušić Degmečić)
    Cet article revient brièvement sur le siège de la ville de Vukovar par l’Armée populaire yougoslave en 1991 ainsi que sur les horreurs de la période après l’occupation. L’auteur se concentre ensuite sur la fondation du Memorial Centre of Homeland War Vukovar en 2013, un lieu de commémoration, d’éducation, de recherche et de documentation où les jeunes générations découvrent le passé de Vukovar et apprennent les valeurs de la coexistence et de la tolérance.
  • Jasenovac, une cicatrice sur le sol croate (Frédéric Crahay)
    Cet article présente l’historique du site de Jasenovac et cherche les raisons de sa popularité décroissante aujourd’hui. Durant la Seconde Guerre mondiale, Jasenovac devint un paradigme de l’horreur exercée par la dictature des Oustachis dans l’État indépendant de Croatie. Après la libération du camp par Tito, la visite de Jasenovac fut une étape obligatoire dans la scolarité de chaque futur citoyen yougoslave. Un mémorial fut érigé en 1965. Depuis la guerre de 1991, le site est en déclin. L’état croate préfère mettre en avant Vukovar au détriment de Jasenovac, lieu qui symbolise un passé douloureux et criminel. Pourtant, l’arrivée de partis nationalistes au pouvoir et la recrudescence des symboles oustachis nous rappellent l’importance de Jasenovac comme site mémoriel.

Librairie
  • Sonia Combe, Échange de victime et modalités de survie dans le camp de Buchenwald, Paris, Fayard, 2014, 336 p. (Anne Roche)
  • Élise Fontenaille-N’Diaye, Blue Book, Paris, Calmann-Lévy, 2015, 209 p. (Jean-Pierre Pisetta)
  • Arturo Benvenuti, K.Z. Dessins de prisonniers de camps de concentration nazis, Préface de Primo Levi, Paris, Steinkis, 2016, 256 p. (Frédéric Crahay)
  • Oren Baruch Stier, Holocaust Icons. Symbolizing the Shoah in History and Memory, Rutgers University Press, 2015, 224 p. (Sayma Khan)
  • Catherine Coquio, Le mal de vérité ou l’utopie de la mémoire, Paris, Armand Colin, « Le temps des idées », 2015, 320 p. (Michel Enaudeau)
  • Marnix Beyen & Brecht Deseure (dir.), Local Memories in a Nationalizing and Globalizing World, London, Palgrave Macmillan, 2015, 280 p. (Karla Vanraepenbusch)
  • Alexandre Doulut, Serge Klarsfeld, Sandrine Labeau (dir.), 1945. Les rescapés juifs d’Auschwitz témoignent, Paris, Après l’oubli, 2015, 367 p. (Paul Bernard-Nouraud)
  • Sandra Ponzanesi, Postcolonial Cultural Industry: Icons, Markets, Mythologies, Palgrave Macmillan, 2014, 272 p. (Caterina Romeo)

    Laboratoire mémoriel
  • Des perspectives de conservation de quelques sites mémoriels locaux (Daniel Weyssow)
    Sous quelles formes la mémoire de la Seconde Guerre mondiale est-elle montrée, rappelée, honorée et conservée dans notre espace public ?
  • Seyfo 1915 – Rwanda 94. Quelle lueur d'espoir pour la transmission de la « mémoire » en Belgique ? (Mélanie Moreas)
    L’auteur médite sur les lieux de mémoire (ou leur absence) à Bruxelles qui rappellent le génocide des Tutsis, puis elle visite le monument assyrien au sanctuaire Banneux/Louveigné dans la région liégeoise et le monument araméen établi à côté de l’église Saint-Pierre de Jette. Pour que la mémoire du passé puisse inspirer un meilleur futur, il est nécessaire de (re)penser trois enjeux indispensables : les enjeux démocratique, politique et pédagogique.

À lire / à voir / à suivre
 
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